Le niksen ou l’art de ne rien faire sans culpabiliser

On connaissait déjà la Dolce Vita – la douceur de vivre à l’italienne -, ou encore le hygge – l’art du cocooning à la danoise. Voici maintenant le niksen qui nous vient tout droit des Pays-Bas. Tiré du mot néerlandais «niks» qui signifie «rien», le niksen, c’est l’art de ne rien faire. Strictement rien, le vide absolu en pleine conscience et sans culpabiliser. Son objectif : se reconnecter avec soi-même en appuyant sur le bouton « pause ». Vous n’aimez pas méditer ? Le niksen va sûrement vous plaire !

Le niksen ou l’art de ne rien faire sans culpabiliser

À quoi bon ne rien faire?

Nous vivons aujourd’hui dans une société ultra connectée et notre cerveau, mitraillé d’informations diverses, doit gérer des milliers de pensées et de tâches, comme un super ordinateur. On est toujours en train de «faire quelque chose»; c’est comme si nous avions été programmés pour cela et pour chaque seconde de la journée. Même en attendant l’ascenseur, il est difficile de ne pas consulter Facebook ou envoyer un SMS à un membre de la famille pour savoir ce qu’il faut faire pour le dîner ! Avec le niksen, on débranche ses neurones et on laisse son esprit vagabonder, sans but précis. 

Les neuroscientifiques on démontré que mettre le cerveau au repos, non seulement pendant les temps de sommeil, mais aussi pendant des périodes éveillées, aide à booster la créativité et à être, sur le long terme, plus productif.  Le niksen permettrait non seulement au cerveau de prendre du repos loin des problèmes et du stress du quotidien mais aussi à améliorer notre bien être en retrouvant une nouvelle énergie.  Ne rien faire peut également nous aider à trouver des solutions à certains de nos problèmes. Parce que, notre cerveau n’est jamais totalement débranché, il continue à effectuer d’autres tâches  : il va trier les informations accumulées, réactiver des souvenirs, adopter de nouveaux points de vue…et donc nous aider à trouver l’idée lumineuse qui nous échappait. 

Enfin selon Eve Ekman, chercheuse de l’university de Berkeley et travaillant sur le stress, ces temps de pause détente aident à réduire l’anxiété, à ralentir le processus de vieillissement et permettent au corps d’être plus résistant aux microbes. Donc, il est bon de ne rien faire, mais comment ?   

Comment pratiquer le nicksen  au quotidien ?

C’est vrai que ne rien faire, ce n’est pas si facile. Non seulement on n’y est pas habitué mais en plus on a toujours  cette petite culpabilité qui vient frapper à la porte de notre mental. D’ailleurs ne dit-on pas que «l’oisiveté est la mère de tous les vices»? Ces pensées n’ont pas leur place dans le « niksen ». 

Pour pratiquer le niksen, il faut accepter que pendant un moment, il vous faudra suivre ces règles:

  • Ne pas être productif : non, on en réfléchit pas  à sa journée de demain, on oublie ses objectifs … ne faites rien «d’utile»
  • Se laisser aller :  laissez votre esprit vagabonder là où il veut, sans méditer sur le sens de la vie. Un excellent exercice pour la créativité !
  • Se détendre : oubliez factures à régler, réunions importantes,… et tous les tracas et stress du quotidien
  • En profiter  : ne vous sentez pas coupable, si vous ne faites rien, c’est pour vous faire du bien !

Le nicksen se pratique seul, dans un endroit calme, tous les jours pendant un petit quart d’heure environ. Vous pouvez vous allongez sur votre canapé, ou regarder par la fenêtre et laisser votre esprit vagabonder, ou vous installer à une terrasse et regarder les gens qui passent ou sur un banc et regarder la nature ou encore,  vous asseoir sur la plage et regarder les vagues, …Tentant n’est-ce pas ? 

Désormais, vous ne direz plus, « je n’ai rien fait de l’après-midi » mais « j’ai fait du niksen cet après midi ». Fini les scrupules et autres culpabilités…! On aimerait bien pouvoir vous dire  de le pratiquer «sans modération», mais non…15 minutes par jour c’est suffisant !