Un procédé qui retarde la ménopause de 20 ans !

La ménopause, nous le savons, vient avec son lot de désagréments. Si vous êtes parmi ces femmes qui craignent déjà la ménopause, ceci vous intéressa sûrement. Des chercheurs au Royaume-Uni ont découvert qu’en effectuant une greffe des tissus ovariens, ils pouvaient retarder l’apparition de la ménopause de plusieurs années. Nous vous en disons plus.

Un procédé qui retarde la ménopause de 20 ans !

C’est une idée du Dr Simon Fishel, médecin spécialiste en fécondation in vitro et fondateur de l’entreprise ProFam basée à Birmingham (Angleterre). La technique est la suivante :

  • En effectuant une chirurgie endoscopique (peu invasive et réalisée à l’aide de cathéters et de mini incisions), les médecins prélèvent des bouts de tissu ovarien d’une femme encore.
  • Ces bouts de tissu ovarien sont ensuite congelés et ne seront décongelés que lorsque ces femmes entrent en phase de ménopause.
  • Ils sont alors greffés dans le corps de la femme, lui permettant de retarder l’apparition de la ménopause et de ses complications : ostéoporose, complications cardiovasculaires, bouffées de chaleur, sautes d’humeur, chute des cheveux…

Si les tissus sont prélevés alors que la femme est encore jeune (25 ans, environ) la ménopause pourra être retardée par 20 ans ! S’ils sont prélevés sur une femme de 40 ans toutefois, la ménopause n’est retardée que par 5 ans.

L’intervention dure moins d’une demi-heure est a déjà été testée sur neuf femmes au Royaume-Uni. Elle est parfaite pour celles qui souhaitent retarder les effets de la ménopause mais pourrait aussi concerner celles qui souhaitent avoir un enfant un peu plus tard. Pour rappel, ce type de greffe a déjà été fait sur les jeunes femmes ayant suivi un traitement contre le cancer, souhaitant maintenir leur fertilité. Selon le Dr Fishel :

« Cela pourrait être très bénéfique pour toute femme souhaitant retarder la ménopause pour une raison quelconque, ou pour les femmes qui auraient pris un traitement hormonal substitutif… »

Certains chercheurs évoquent même la possibilité d’implanter des tissus prélevés auprès de jeunes femmes à certaines femmes plus âgées souhaitant concevoir.  

Initialement en 2012, des chercheurs des universités McGill, Montréal et Washington ont essayé de transplanter des ovaires et trompes (préalablement congelés puis décongelés) chez les rats. La moitié des rats ont produit des hormones sexuelles et des ovules ; une ratte a même commencé une grossesse.

Il faudra toutefois attendre que ce type de greffe soit disponible dans des pays autres que le Royaume-Uni. Pour le moment, il n’est réalisé que par l’entreprise ProFam basée à Birmingham et coûte environ 7.600 euros.